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Avant voyage - Préparation

Motivation - Préparation - Retour - Budget - Musique

Motivations :
en d'autres termes, ce qui nous motive


Partir 6 mois, c'est une chose, mais prendre la décision, c'est le problème.
On en rêvait tous les deux depuis un bon moment, mais bon, ce n'est jamais le bon moment, oui mais le travail, tout ça, l'argent, blablabla...

Voici, justement, pourquoi c'est le bon moment, il faut le faire et il faudra le refaire.
Quelques phrases remplies de mots, notre réponse à nos propres questions d'avant qui paraissent bien loin maintenant.
 

 

 
                                

La passion du voyage, le besoin de découverte

C'est évidemment, la condition première, mais est-ce que l'on est vraiment disposé à partir pour une longue durée pour un premier voyage. Ca dépend des personnes comme on dit.
L'envie de voyager est présente chez nous deux depuis longtemps et a été le moteur de bien des comportements.
Le problème du travail

Le voyage n'a pas toujours été bien vu en terme d'expérience (en France je tiens à préciser). Sincèrement, je ne comprends pas pourquoi... Le voyage est une ouverture vers l'extérieur, une source d'inspiration, un exutoire, une prise d'élan, une clef de voute de l'imagination...

Je suis plutôt latin de sentiment et d'action, j'en apprécie les conséquences, mais les anglo-saxons ont une attitude qui prime sur notre quotidienne pensée. Pour eux, le voyage, la découverte sont innés. A part de la jalousie et de l'aigreur, je ne rescens absolumement rien vis à vis de cela...

C'est vrai, lors de mes voyages passés, aussi modestes soient-ils, c'est étrange, mais le francophone ne se manifeste que rarement sur des voyages longue durée. Pourquoi ??
J'ai rencontré des Néo Zélandais, des anglais, des américains (et partout...), des israéliens, des australiens, des belges, des espagnols, des hollandais,..., je veux bien croire qu'il y ait des traditions qui s'accrochent, mais bon quand même...

Je sens un revirement ces temps ci, des échos me font penser que le voyage est de plus en plus apprécié à sa juste valeur. C'est bien.

Trève de parenthèse, le travail n'est pas un problème si on est déterminé et si on prévoit le retour en terme pécunier et en terme de contact. C'est une expérience riche et largement valorisable sur un CV. Dès le retour (2 jours après la date fatidique), j'ai eu la chance d'avoir un contrat en indépendant qui m'a permis de voir venir et de chercher plus sereinement un nouvel emploi.

Le problème de l'argent
En Asie, d'expérience et d'oreille tendue, on ne vit pas avec les mêmes budgets. Tous ceux qui voyagent un poil le savent bien. On a mis un peu d'argent de côté pour le voyage mais aussi pour le retour et c'est bien le plus important si on regarde bien.
Le problème du retour
Le vrai problème du retour, c'est le mental. Il ne faut pas revenir "barré" ou "à l'ouest" : la vie au grand air, c'est bien mais il faut gérer ses émotions, non ?

La réponse au problème, c'est une préparation du retour : cabinets de recrutements, contacts. Ca nous rassure et permet de partir l'esprit léger.
Le problème de l'éloignement, de la longue durée
Il y a un paliatif à tout ça, c'est le Net. C'est sûr qu'on ne va pas passer notre vie devant l'écran mais l'Asie est curieusement très bien équipée, de liaisons lentes de chez lente, mais de liaisons pratiques quand même. Plus de 200 messages reçus et plus de 200 envoyés sur 6 mois.

L'essentiel, c'est l'état d'esprit dans lequel on se trouve et l'important c'est que les plus proches le comprennent ; c'est ce qui rassure le plus sans doute.
Le fil conducteur du voyage
Il faut partir avec un but aussi simple soit-il. On ne part pas pour zoner sur une plage ou dans un ashram (bien que certains nous aient prouvé le contraire), on part pour découvrir et s'ouvrir l'esprit. On a la chance de vivre à une période ou se déplacer à l'autre bout du monde est à la portée de tous, de plus il y a encore des endroits magiques, vraiment coupés du monde où l'on peut vivre des échanges forts, riches, des aventures simples...
   
 
          

 

© Val & Ben - Septembre 2000